Peste, ce devait être une élégante.
Le trousseau de Mlle L. de B., publié en mai 1848, par le Conseiller des Dames, comptait «six douzaines de chemises, garnies d'une valencienne très petite», mais, pas un seul pantalon.
Les excursions de la Cour dans les Pyrénées font cependant comprendre l'utilité de cette cuirasse postérieure. Énumérant les toilettes des jeunes personnes qui accompagneront la duchesse de Nemours, Mme de Renneville décrit ainsi la lingerie:
«La lingerie destinée à compléter ce costume très simple était en mousseline suisse ou en batiste; les gants étaient en peau de Suède, et un petit pantalon fermé par un poignet au-dessus de la bottine devenait indispensable pour gravir les collines et les montagnes»[227].
«Un petit pantalon» qui descend jusqu'à la bottine, non, merci!
Il est vrai que les amazones en portent à sous-pied large de 3 centimètres, fixé par des boutons»[228], tandis que le corset de couleur fait une timide et médiocrement heureuse apparition:
«Quelques femmes un peu économes ont voulu adopter la soie et la moire gris poussière; mais elles ont reconnu qu'un corset perdait de sa grâce et de sa coquetterie charmante, s'il n'était pas d'une blancheur éclatante»[229].
Si longs qu'ils soient, les pantalons commencent à s'orner:
«Les pantalons ont également un entre-deux au bas, posé au-dessus d'un petit volant qui termine le pantalon»[230].
En 1848, la Lingère parisienne commence à donner des patrons de «pantalons de dames»et quels patronsmais, les petites filles surtout en portent, c'est même par quoi leur toilette continue à se différencier de celle des grandes personnes: