Pour ma part, je croirais volontiers plus encore à la toute puissance de la mode. L'hygiène a bon dos, mais c'est une de ces voix que les femmes écoutent peu.

«De jour en jour, hommes et femmes accordent de plus en plus à l'hygiène. L'usage si répandu aujourd'hui de la flanelle sur la peau, des doubles chaussures contre l'humidité attestent des soins plus prudents. C'est aussi dans cette vue que les dames se sont définitivement mises en possession des pantalons»[239].

Ah non! faisant grâce à celles que nous aimons ou que nous désirons de la flanelle sur la peau et des doubles chaussures, voyons surtout dans le triomphe du pantalon une conséquence de la crinoline, qui n'allait pas tarder à en faire l'«indispensable».

Le vent et les chutes, le froid et l'humidité, ce sont pourtant les deux facteurs que font valoir le Conseiller des Dames et la Lingère parisienne en donnant leurs premiers patrons de «pantalons» ou de «caleçons de dames».

L'un envisage les excursions:

«A la demande des dames qui voyagent, nous donnons le patron d'un pantalon pour dames ou jeunes personnes»[240];

L'autre, les rigueurs de l'hiver, mais la formule ne change guère:

«A la demande d'un grand nombre de nos abonnées, nous donnons aujourd'hui, à l'entrée de la saison d'hiver, un excellent patron de pantalon de dames»[241].

Décidément, la poire était mûre et les femmes semblaient vouloir y mordre.