La note était la même dans le Parterre des Dames et Demoiselles (1857) et un petit conseil y était joint:

«Pantalon: vêtement que les femmes ne devraient jamais quitter, surtout en hiver».

Eh! eh! la bulle contre les caleçons, qu'en faites-vous, M. l'Abbé? car le jardinier de ce Parterre n'était autre que l'abbé C. M.; un Parterre qui parfois tournait au «jardin secret».

Cette fois, dans sa simplicité, le pantalon est admis et adopté par les élégantes. Les jupons sont garnis et les pantalons unis; qu'importe, les voici bien près d'avoir conquis leur place parmi les dessous de la femme:

«Des ceintures pareilles à celles des jupons se posent aux pantalons que les dames adoptent généralement aujourd'hui. Mais ils sont aussi simples que les jupons sont riches»[242].

Ce triomphe aurait peut-être été long à venir si un allié, plus puissant que le froid, que le vent et que les chutes, ne l'avait assuré. La crinoline commençait à sévir et pendant plus de dix ans, encombrante, disgracieuse et ballonnante, elle allait éloigner du corps les jupes des femmes et rendre cet empantalonnement nécessaire.

«Subitement, voici apparaître de formidables barrières. Subitement, voici venir une de ces révolutions de la mode dont nous parlions à l'instant.

«Jusqu'alors, en effet, dans la toilette féminine, l'inexpressible, le pantalon, ce qu'on appelaittant il se portait peule caleçon des coquettes, n'avait joué qu'un rôle secondaire. Or, avec le second Empire, avec la Crinoline, il devient l'indispensable, si bien que ce qui se relevait et se montrait si facilement, si naturellement, dès maintenant, va devenir plus fermé, plus caché.

«Finis désormais les Nus rayonnants et sans malice du premier Empire et de la Restauration, finis les visions engageantes, les aperçus de cuisses avec lesquels l'imagerie de 1830 raccrochait les passants.

«Et alors va commenceril faut savoir se contenter de ce que l'on ale règne du mollet amené par le retroussage des jupes courtes sur la cage de fer, sur la crinoline.