«Le retroussage complet ne s'obtiendra plus que par les côtés, dans ces positions particulières nettement définies: montée, entrée en omnibus, en voiture, en wagon, et avec, comme vue de dessous, cette chose peu gracieuse, hideuse même; la femme empantalonnée, la femme mise en sac dans le pantalon droit de l'époque. Regard oblique vers les bastilles de la toilette»[243].
Vieux Dupin, en vain tu fulmines
Dans ton petit livre à deux sous:
Tu tapes sur les crinolines,
Ne pouvant plus taper dessous...
Artistes et moralistes pouvaient, à défaut de lois somptuaires, railler et combattre la mode absurde des cages. Elles étaient maîtresses et reines: par leur bon plaisir, les femmes allaient être condamnées désormais à porter culotte.
Ce n'est pas à dire que toutes protestations aient cessé. Il s'en élevait et il devait s'en élever longtemps encore.
Pour certains, la femme ne pouvait que gagner à rester femme et par ces malencontreux pantalons elle achevait de se viriliser:
«Nous nous rapprochons du costume des hommes, nous portons les chapeaux ronds, les cols brisés, les manchettes mousquetaires; rien n'y manque, pas même les pantalons pour beaucoup d'entre nous. Je ne suis pas sûre que nous y gagnions, les femmes doivent rester femmes avant tout»[244].