«Il y a des événements grotesques. Trois gentlemen et une jeune dame étaient sur leur voiture. Les chevaux font un mouvement, tout le monde tombe les jambes en l'air; mais tous avaient des pantalons» [Marcelin][249].
C'est la mode du jour. Elle prête à de petits tableaux risqués dont la Vie Parisienne a soin de profiter. Des parties de campagne en fournissent le décor, de jeunes et aimables femmes le fond.
A âne, c'est «l'indiscrétion des jupes courtes et l'effronterie courageuse des jambes qui, rassurées par la présence du pantalon et de sontu n'iras pas plus loin,vous sautent aux yeux et vous rient au nez»[250].
Si une chute vient à se produire, l'inévitable chute chère à M. de Caylus et que la victime demande si elle est bien tombée, au lieu des vers galants du comte, elle s'entendra répondre:
—Oh! admirablement, chérie! nous ne savions pas que vous ayez de si belles valenciennes!»[251].
Ces gentillesses vont jusqu'au conseil:
«Le déjeuner sur l'herbe... et sur une fourmilière, simple conseil aux dames: faire mettre une coulisse à leurs pantalons, on ne saurait croire jusqu'où va l'audace de ces bestioles»[252].
A la cour même, à Fontainebleau, pour une partie «en jupes courtes» proposée par Mme de Metternich, toutes ces dames, même celles qui, pour l'ordinaire n'en portaient pas, ont soin de s'«assurer» contre les dangers d'un accident:
«La plupart des femmes qui devaient être de la partie avaient également applaudi à l'idée des jupes courtes et toutes s'étaient munies en conséquence»[253].
Ces pantalons étaient blancs, immuablement blancs comme les jupons. La Parisienne de l'Empire ignorait ou feignait d'ignorer, non sans regret peut-être, le facile piment du linge de couleur. Il était abandonné aux femmes de théâtre ou de plaisir: