Que de jupons! et un peu dame de province le jupon de moire garni de velours; mais l'observation du mouvement pour enfiler le pantalon est jolie et la tournure, ce «cul de Paris», disaient nos aïeux, donne à cette citation une date certaine.
De Jean Reibrach, non plus une habituée du Pantagruel et du Bas-Rhin, mais une fille de la rive droite, un peu dépaysée dans le populacier Belleville où elle est montée chercher un peu de jeunesse et de vigueur:
«.... Presque aussitôt Martiny vint ouvrir. Il était en caleçon et au milieu de la chambre à coucher, ils trouvèrent Sabotine à demi dévêtue, en corset, avec un pantalon très large bouffant drôlement autour d'elle et qu'une dentelle serrait sur ses bas noirs. Elle était furieuse, le visage flambant sous des cheveux rouges. Ils tombaient en pleine querelle, une histoire de jalousie»[320].
C'est gai! Mais, Sabotine, faut-il le dire? la chaleur aidant, supprimait volontiers ce pantalon si «large» fût-il, et oubliait même trop facilement qu'elle n'en avait pas.
Plus moderne, plus Montmartre, évoquant la bouche pâteuse des lendemains de noces et les fâcheux copeaux de palissandre que guette le réparateur vin blanc-citron, ce lever, de Montfermeil, emprunté au rez-de-chaussée de l'Eclair:
«Rose, jetant loin d'elle le bout éteint de sa cigarette, repoussait des pieds les draps et les couvertures, et s'asseyant sur le bord du lit:
—Dis-donc, mon gros, fit-elle, illuminée... qu'est-ce que tu paierais si je te fournissais le moyen de faire flanquer Nika à la porte par le prince?
—Vous dites? cria-t-il.