Pour d'aucunes, c'est une préoccupation. Il en est que la crainte de ce maudit pan empêchera, plus que toute autre considération, de se laisser voir en pantalon. D'autres ne se déshabilleront pas avant d'avoir remis subrepticement un peu d'ordre dans leurs dessous et fait réintégrer à la chemise la prison trop ouverte du pantalon. Ce sont les soigneuses, celles qu'intimident ou qu'effraient le rire du mari ou le sourire de l'amant.
De plus nombreuses, hélas! par une négligence coupable, semblent ne pas avoir cure de ces contingences. Leur chemise pend, elles la laissent pendre, sans même la rentrer et chercher à l'emprisonner, quand elles en ont occasion.
Certaines, même, convaincues qu'elle s'échappera aussitôt, négligent, en s'habillant, de rentrer dans la batiste du pantalon le pan, qu'en l'enfilant, aura laisser tomber la complicité de la fente.
—Que voulez-vous? c'est forcé..., répondront-elles avec une petite moue drôle, si on les plaisante. Et, pour peu qu'on insiste, elles ajouteront, philosophes, en manière de consolation:
—Bah! avec ça que ça ne pend pas à toutes?
Sans doute... Il en est même, qui, sans chercher plus loin, le laissent pendre, ce pan, pour rien, pour le plaisir, parce qu'elles le trouvent amusant. Ça leur donne un air gamin qui ne leur déplaît pas.
Prenez garde, Mesdames: je sais bien que vous ne commencez pas à grossir, mais souvenez-vous de ce couplet au gros sel, adressé aux Fédéralistes, qui eut son heure de vogue dans les salons de la Restauration:
Renfermez dans vos culottes