Le feutre noir est particulièrement apprécié. Un pantalon de feutre se porte toute la saison. En avril ou en mai seulement, on l'envoie chez le dégraisseur, pour ne le reprendre qu'au commencement de l'hiver suivant.

Pouah! voilà qui peut satisfaire la louable économie domestique de l'Allemande; mais ces détails suffiraient sans doute à assagir les mains de nos «poilus» les plus entreprenants et les moins raffinés.

Ce sont pourtant les modèles de «Damen-Beinkleider»—ne traduisez pas par caleçons de bain pour dames—les plus courants.

Dans le grand monde et dans le demi—ils se touchent toujours de très près et en matière de dessous et de déshabillés sont généralement tangents—le haut persil berlinois enfile, il est vrai, sous la jupe tailleur, une «culotte abbé Louis XV» de satin ou de surah noirs, doublée de liberty clair, qui, collante des hanches, est serrée au genou par une boucle d'acier ou d'argent.

Ce fut là, ces dernières années, le dernier bateau pour les grandes élégantes. Cette culotte tenait lieu de jupons. Puis, dans l'entourage du Kronprinz-Monseigneur, où l'on passait pour ne pas mépriser les hommes de la garde, quel ragoût devaient avoir les plus notoires déshabillées, quand leurs jupes tombées, elles apparaissaient travesties de la sorte.

On obéissait ainsi aux lois de la nature, tout en satisfaisant certains goûts que la Correctionnelle apprécie assez sévèrement et auxquels le Mauric's-bar a dû son éphémère réputation.

Mais il n'est pas donné à toutes les femmes de donner à leur époux, à leur amant ou à leur client, l'illusion d'un «Jésus-la-Caille». A côté des «Damen-Beinkleider» et de la «culotte abbé Louis XV», il y a place pour différents systèmes de pantalons, que la langue allemande a différemment baptisés.

Tout d'abord, le «système normal»—breveté et contrefait combien!—du docteur.

Fait en tricot, l'objet descend jusqu'aux pieds, et affecte la forme soit d'un pantalon, soit d'une combinaison. La bottine à élastiques et à tirettes se met par dessus.