—Qu'as-tu vu? C'est sa peau, qui à la vérité, n'est ni de lis, ni de rose.

—La Camargo, lui dis-je, d'un air pénitent, ne me plaît pas; j'aime mieux Duprès.

«Un vieil admirateur, qui se trouvait à ma gauche, me dit que dans sa jeunesse elle faisait le saut de basque et même la gargouillade, et qu'on avait jamais vu ses cuisses quoiqu'elle dansât à nu.

—Mais si vous n'avez jamais vu ses cuisses, comment pouvez-vous savoir qu'elle ne portait point de tricot?

—Oh! ce sont des choses qu'on peut savoir. Je vois que Monsieur est étranger.

—Oh! pour ça, très étranger.»[102]

Que cette «fille de qualité» ait ou n'ait point porté de caleçon, Mlle Mariette, dite «La Princesse», en raison de sa liaison avec M. de Carignan, n'en portait à coup sûr point et le prouva jusqu'à l'évidence, le soir où ses jupes furent accrochées par les aspérités d'un portant.

L'accident aurait pu arriver à toute autre. Ces demoiselles de la danse avaient, en effet, adopté sans se faire prier, l'usage des robes courtes de la Camargo: elles permettaient d'apprécier leurs jambes et apprécier n'est-ce pas un peu désirer?

Par contre, elles se souciaient peu d'embarrasser leurs cuisses de ce «pantalon qui, serré au genou, produisait sous la jupe, un effet disgracieux.»[103]