[4] Après la petite lettre qui suit, le P. de Smet a interrompu sa relation, pour donner successivement différents détails sur les productions des contrées qu’il a traversées, sur les dangers qu’il a courus, sur les dispositions morales des tribus sauvages, sur le plan qu’il se propose de suivre pour assurer et consolider leur conversion et leur civilisation, sur le lieu qu’il a choisi pour leur résidence permanente, sur les coutumes qu’il y a introduites, sur un voyage qu’il a fait dans l’intérêt de sa peuplade, enfin sur ce qui s’est passé dans la réduction pendant qu’il faisait ce voyage. Il n’a repris la suite de sa narration que l’année suivante, dans sa relation d’une année de séjour aux Montagnes Rocheuses, adressées à M. le chanoine de la Croix.

(Note de l’éditeur.)

[5] Lettre III. [p. 118.]

[6] Les parties du vaste territoire de l’Orégon qui avoisinent l’océan Pacifique, le fleuve Columbie et les rivières navigables que reçoit ce fleuve, sont exploitées par la Compagnie anglaise de la baie d’Hudson, établie dans plusieurs forts sur les bords des rivières. Ses agents y achètent aux sauvages leurs pelleteries, et leur fournissent en échange des armes, de la poudre, du tabac et autres marchandises. Comme un grand nombre d’employés subalternes de cette Compagnie sont des Canadiens catholiques, elle s’est concertée au Canada avec Mgr l’évêque de Juliopolis, qui y a envoyé deux prêtres, MM. Blanchet et de Mers. Ces dignes missionnaires résident, depuis la fin de 1838, aux forts de Cowlitz et de Wallamette, situés à peu de distance l’un de l’autre sur les rivières du même nom, à environ vingt-deux lieues du fort Van-Couver, et à cinquante lieues de l’océan Pacifique. Ils s’y livrent avec le plus grand zèle aux pénibles fonctions de leur ministère. Ils font aussi de fréquentes excursions dans l’intérieur du pays pour visiter les forts de la Compagnie, et profitent de toutes les occasions pour propager la foi catholique parmi les nations sauvages. M. Blanchet vient d’être élevé à la dignité épiscopale. C’est auprès de lui que se rendent les sept Sœurs de Notre-Dame qui se sont embarquées dernièrement à Anvers avec le P. de Smet, à bord du brick belge l’Infatigable.