Leurs rangs s’ouvrent. Huit d’entre eux qui portent sur leurs épaules une poutre de chêne sont démasqués. Ils font face au 17.

Quelqu’un siffle, en deux temps, entre ses dents. Sur ce rythme, le bélier frappe la porte blindée qui résonne, geint, craque, s’abat.

Des hurlements de démentes s’élèvent dans la maison où soudain, on le discerne entre les lames des persiennes, les lumières sont éteintes.

Un commandement :

— Light !

Quatre torches s’allument. Chaque homme tire une lampe électrique de sa poche et la Maison absorbe les trente soldats de Sa Majesté.

Quand ils paraissent dans le salon, ils sont accueillis par le cri de « Vive l’Angleterre » poussé par un personnage qu’ils ne s’attendaient point à trouver là.

Cheveux mêlés, teint cuit, barbe non faite, moustache tombante, œil éteint, le quidam ricane, se dandine et, pour se maintenir en équilibre, s’accroche à une table.

— Vive l’Angleterre ! répète-t-il avec difficulté. Vivent les soldats de la noble Angleterre !

C’est, en personne, le frère de Mme Lucie.