La première fois qu’il prit contact avec elles, ce fut à Ezraa, le 1er août, à la veille de l’action.
Il arrivait de Damas en avion.
Il réunit les officiers qui allaient combattre et les passa en revue. Deux d’entre eux ne portaient pas d’éperons. Il leur en fit l’observation avec aigreur et donna, pour le lendemain, l’ordre du départ.
Certains éléments venaient de rester deux jours sans pain et sans vin. De même, les Malgaches n’avaient pas touché de riz.
Le Désastre de Soueïda
Le général Michaud a donné l’ordre du départ. Le plus grand désordre règne. Tout le monde commande. Personne ne sait le rôle qu’il doit jouer.
Le général Michaud a donné l’ordre du départ, Mais il n’a oublié qu’une chose : faire avertir le commandant Aujac, chargé du convoi — du cœur même de la colonne.
Je lis dans une lettre poignante d’un rescapé :
« A l’heure où les premiers éléments s’ébranlaient, le bataillon Aujac n’était pas informé de ce que le jour J (premier jour de l’opération) était fixé. Les officiers étaient en pyjama. »
Il est bon de noter que le mot « convoi », le seul qui, plus tard, sera employé sur le terrain par tout le monde (général compris) ne figure même pas dans l’ordre d’opérations.