On s'attend à voir par la grande cheminée, avec la lueur qui descend d'en haut, des nains et des fées descendre.
Au dehors, le soleil dore toujours les branches des chênes, les chèvrefeuilles et les fougères.
Au dedans, dans la chaumière isolée, tout est mystérieux et noir.
Boudoul, boudoul! galaïchen, galaïch du!
Berce encore ton petit-fils, vieille femme en fraise blanche. Bientôt ce sera fini des chansons bretonnes et aussi des vieux Bretons.
Maintenant petit Pierre joint ses mains pour faire sa prière du soir.
Mot pour mot, d'une voix très douce qui a beaucoup l'accent de Toulven, il répète en nous regardant tout ce que sa grand-mère sait de français:
«Mon Dieu, ma bonne sainte Vierge, ma bonne Sainte-Anne, je vous prie pour mon père, pour ma mère, pour mon parrain, pour mes grands-parents, pour ma petite sœur Yvonne....
—Pour mon oncle Goulven, qui est bien loin sur la mer», ajoute Yves d'une voix grave.
Et, encore plus recueilli: