[Page 122, add. à la note 161].--Quatre traducteurs français ont rendu de la manière suivante ce passage si difficile: Padre, assai ci fia men doglia, etc. On peut choisir entre leurs versions et la mienne. «Mon père, que ne nous manges-tu plutôt? C'est toi qui nous a donné cette misérable chair, reprends-la.» Watelet, dans la Poétique de Marmontel.
«Mon père, mange-nous plutôt, nous souffrirons beaucoup moins; c'est toi qui nous a donné cette misérable chair, reprends-la.» Moutonnet de Clairfons.
«Mon père, il nous sera moins dur d'être mangés par toi; reprends de nous ces corps, ces misérables chairs que tu nous a données». Rivarol.
«Mon père, c'est vous qui nous avez donné cette misérable chair, reprenez-la, et plutôt que de vous dévorer vous-même, nourrissez-vous de vos enfants.» Detouteville, édition de Salior.
[Page 155, ligne 1].--«Homère lui-même n'est pas au-dessus de notre poëte, etc.» Dans ces beaux vers:
Οιη περ φολλων ϑενεη, τοιηδε και ανδρων
Ψ'υλλα τα μεν γ'ανεμος χαμαδις χεει, etc.
(Iliad. lib. VI, v. 146 et suiv.)
[Page 161, ligne 24.]--«Il voit la métamorphose de Philomèle en oiseau.» J'ai suivi Venturi, Lombardi, et la plupart des interprètes, qui entendent ici Philomèle, quoique le texte paraisse d'abord convenir davantage à Progné.
Dell' empiezza di lei che mutò forma
Nell' uccel che a cantar più si diletta
Nell' imagine mia apparve l'orma.
Ce fut Progné qui fut vraiment impie, en tuant son fils Itys pour le faire manger à Térée; mais Philomèle prit part à ce crime: ce fut elle qui égorgea Itys après que Progné lui eût percé le flanc: