[Note 477: ][ (retour) ]

L'alta virtù che si ritrasse al cielo, etc.

(Recueil de l'Allacci, p. 264 et suiv.)

[Note 478: ][ (retour) ]

Si m'ha conquiso la selvaggia gente, etc.
(Rime dì diversi, etc. 1740, p. 172.)

[Note 479: ][ (retour) ]

Deh quando rivedrò 'l dolce paese
Di Toscana gentile? etc.

(Ibid. pag. 171.)

[Note 480: ][ (retour) ] Il le dit positivement à la fin:

Vera satira mia, va per lo mondo
E di Napoli conta, etc.

[Note 481: ][ (retour) ] M. Ciampi, dans ses Mém. della Vita di M. Cino, parle bien d'un Voyage à Naples, mais il fonde l'idée de ce voyage sur cette satire même, et n'en dit rien autre chose.

Ces mêmes recueils contiennent encore des vers de quelques autres poëtes du même âge, qui eurent plus ou moins de réputation; un Benuccio Salimbeni, un Bindo Bonichi, un Antonio da Ferrara, un Franscesco degli Albizzi, un Sennuccio del Bene, intime ami de Pétrarque, avec qui tous les autres eurent aussi des liaisons d'amitié. Ce qui reste d'eux nous les fait voir tous occupés du même sujet, qui est l'amour, et l'on pourrait en quelque sorte les croire tous amoureux du même objet, puisqu'aucun d'eux ne dit le nom de sa maîtresse, aucun ne la peint sous des traits particuliers et sensibles; tous parlent de même de leurs peines, de leurs soupirs, de leur vie languissante, de la mort qu'ils implorent, de la pitié qu'on leur refuse, du feu qui les brûle et du froid qui les glace. Ils suivent obstinément les fausses routes que les premiers poëtes leur avaient ouvertes dans le treizième siècle. Ils s'y engagent plus avant: ils défigurent de plus en plus l'expression d'un sentiment dont ils parlent sans cesse et qu'ils ne peignent jamais: ils s'écartent de plus en plus de la nature.

Un grand poëte qui les surpassa tous, fut entraîné trop souvent par leur exemple; mais lors même qu'il n'écouta comme eux que son esprit, il y joignit ce qu'ils n'avaient pas, le génie. Il eut ce qui ne leur manquait pas moins, un sentiment profond dont son esprit; son imagination et son cœur furent pénétrés toute sa vie; partout où il fut vrai, touchant, mélancolique, il le fut avec un charme que personne, excepté Dante, n'avait donné avant lui aux affections douces et tristes. C'est là ce qui fait aujourd'hui la gloire poétique de Pétrarque, mais il s'en faut bien que ce soit là tout ce que nous devons considérer en lui. Le poëte le plus aimable de son siècle, fut à la fois un personnage politique, un philosophe supérieur aux vaines arguties de l'école, un orateur éloquent, un érudit zélé pour la gloire des anciens, mais surtout curieux de tout ce qui pouvait servir à celle de son pays, de son siècle, et à l'instruction des hommes de tous les pays et de tous les temps.


CHAPITRE XII.

PÉTRARQUE.