[Note 350: ][ (retour) ] Salvino Salvini, dans la Préface de ses Fasti Consolari.

[Note 351: ][ (retour) ] Vita Ambros. Camald., p. 324.

[Note 352: ][ (retour) ] Voy. ci-dessus, 260 et 261.

Guarino de Vérone, première tige d'une famille héréditairement illustre dans les lettres, fut l'un des élèves les plus célèbres de ces deux maîtres. Il était né en 1370, à Vérone, d'une famille noble [353]. Après s'être instruit, sous Jean de Ravenne, de la langue et de la littérature latines, il se rendit à Constantinople, uniquement pour apprendre le grec à l'école d'Emmanuel Chrysoloras, qui n'était point encore passé en Italie. Un écrivain du quinzième et du seizième siècle [354], a prétendu qu'il était d'un âge avancé quand il fit ce voyage, qu'il revenait en Italie avec deux grandes caisses de livres grecs, fruits de ses recherches, lorsqu'il fut accueilli par une tempête affreuse, et qu'ayant perdu, dans ce naufrage, une de ses deux caisses, il en conçut tant de chagrin, que ses cheveux blanchirent dans une nuit. Mafféi et Apostolo Zeno révoquèrent en doute ce récit, qu'ils traitent de fabuleux [355]. Il paraît, en effet, en rapprochant plusieurs circonstances, que Guarino était fort jeune quand il passa en Grèce, et qu'il n'avait guère que vingt ans lorsqu'il en revint: mais ce n'est pas une raison pour que le reste de ce fait soit une fable. Il serait peu étonnant que les cheveux d'un homme déjà vieux blanchissent pour une raison quelconque; il l'est beaucoup que ceux d'un jeune homme éprouvent cette métamorphose; mais c'est aussi comme une chose très-étonnante que ce fait est rapporté. Guarino, de retour en Italie, tint d'abord école à Florence, et successivement à Vérone, sa patrie, à Padoue, Bologne, à Venise et à Ferrare. Cette dernière ville est celle où il séjourna le plus. Nicolas III d'Est l'y appela [356] pour lui confier l'éducation de son fils Lionel. Six ou sept ans après, quand il l'eut finie, il fut fait professeur de langue grecque et latine dans l'Université de Ferrare [357], dont le marquis Nicolas avait la prospérité fort à cœur. Guarino remplissait cette fonction lorsque se tint le grand concile, où l'empereur grec Jean Paléologue se rendit. Les Grecs, dont il était accompagné, donnèrent à notre professeur beaucoup d'occupation, comme il le disait lui-même dans des lettres citées par le cardinal Querini [358]. Il passa avec eux à Florence, lors de la translation du concile, sans doute pour servir d'interprète dans les conférences entre les Latins et les Grecs. Il revint ensuite à Ferrare, où il professait encore à la fin de 1460, lorsqu'il mourut, âgé de quatre-vingt-dix ans.

[Note 353: ][ (retour) ] Alexandre Guarini, arrière-petit-fils de Battiste Guarini, auteur du Pastor Fido, dit dans la Vie de ce poëte, en parlant de Guarino l'ancien, tige honorable de leur famille, qu'il était noble Véronais. Voy. supplément au Giornale de' Letterati d'Italia, t. II, p. 155.

[Note 354: ][ (retour) ] Pontico Virunio, dans sa Vie d'Emmanuel Chrysoloras, cité par Henri-Étienne, Dialogue intitulé: De parum fidis Græca linguæ magistris, 1587, in-4.

[Note 355: ][ (retour) ] È favoletta raccontata da Pontico Virunio; Mafféi, Verona illustrata, part. II, l. III, p. 134. Questo racconta del Virunio ha un' aria di favoletta. Apostolo Zeno, Dissertaz. Voss., t. I, p. 214.

[Note 356: ][ (retour) ] En 1429.

[Note 357][ (retour) ] En 1436.

[Note 358: ][ (retour) ] Diatrib. ad. Epist. Fr. Barbar., p. 511; Tiraboschi, t. VI, part. II. p. 260.