[Note 676: ] [ (retour) ] C. VI, st. 33.

[Note 677: ] [ (retour) ] C. XV, st. 13.

[Note 678: ] [ (retour) ] C. XV presque tout entier. Voyez ses autres aventures, c. XVIII, st. 96 et suiv.; c. XIX, st. 54; c. XX, st. 88.

Cédant enfin au désir de voir l'Europe et l'Angleterre sa patrie, il y était revenu, n'importe par quel chemin [679]. Ayant appris à Londres l'état des choses et le secours envoyé récemment à Charlemagne, il était repassé sur le continent, avait débarqué en Normandie, et s'étant avancé dans les terres jusqu'en Bretagne, auprès du château magique d'Atlant, il y avait été attiré et renfermé comme tant d'autres [680]. Mais il avait avec lui son cor et le livre de Logistille; il s'aperçoit enfin qu'il y a de la magie dans cette affaire; il consulte son livre, et y trouve de point en point ce que c'est que tout ce prestige, et ce qu'il faut faire pour le dissiper. Aussitôt il emploie la recette indiquée: son effroyable cor se fait entendre; le château est détruit de fond en comble, et, ce que je puis attester en effet, il n'en reste aucune trace dans le pays [681].

[Note 679: ] [ (retour) ] C. XXII, st. 7.

[Note 680: ] [ (retour) ] St. 14.

[Note 681: ] [ (retour) ] St. 23.

Bradamante et Roger s'étaient enfuis au son du cor. Il s'arrêtent en cessant de l'entendre, se trouvent l'un près de l'autre, se reconnaissent avec ravissement, s'embrassent, jouissent pour la première fois du plaisir d'aimer et de se le dire; mais Bradamante, aussi sage que tendre, exige pour se donner entièrement à Roger, qu'il renonce à Mahomet et qu'il reçoive le baptême. Lui qui se serait mis, dit-il, pour l'amour d'elle, la tête non-seulement dans l'eau, mais dans le feu [682], y consent de tout son cœur. Ils s'acheminent ensemble vers l'abbaye de Vallombreuse, où il veut être baptisé. Il sont arrêtés par diverses aventures, dans l'une desquelles Bradamante retrouve le perfide mayençais Pinabel, le reconnaît et le tue. Dans cette même occasion, Roger se battant avec un chevalier, était armé du bouclier d'Atlant, mais voilé, comme il le tenait toujours, excepté lorsqu'il avait besoin de son effet magique. Un coup de lance en déchire l'enveloppe, il brille, et le chevalier, et d'autres que Roger devait aussi combattre, et les spectateurs et les dames, tous enfin sont éblouis et renversés. Roger, honteux de sa victoire, jette et enfonce généreusement son bouclier dans une fontaine profonde, où personne ne l'a retrouvé depuis [683].

[Note 682: ] [ (retour) ]

Non che nell'acqua, disse, ma nel foco

Per tuo amor porre il capo mi fia poco. St. 36.

[Note 683: ] [ (retour) ] St. 94.