[Note 55: ] [ (retour) ] Sunt litterœ unius poëtœ.

[Note 56: ] [ (retour) ] Sunt idola antiquorum.

[Note 57: ] [ (retour) ] Girolamo Negri, qui écrivit avec beaucoup de force et de zèle contre Luther.

[Note 58: ] [ (retour) ] Lettere di Principi, Venez., 1524, t. I, p. 96; Tiraboschi, t. VII, l. I, c. ii.

[Note 59: ] [ (retour) ] Rimirava come gentilesche profanità tutti i libri non sacri. Tiraboschi, ibid., c. 5.

[Note 60: ] [ (retour) ] Cette cérémonie se fit le 29 août, et il mourut le 14 septembre 1522. Voyez Annal. de Muratori.

Le cardinal Jules de Médicis, fils naturel de ce jeune Julien, assassiné à Florence dans la conjuration des Pazzi [61], s'était attaché de tout temps à la fortune de Léon X, son cousin. Ce pape l'avait revêtu de la pourpre, et l'avait entouré de toute la faveur attachée à son nom, à ses dignités et à ses richesses. A la mort de Léon X, on crut généralement que le cardinal Jules lui succéderait, et il le crut lui-même; mais voyant le parti français, qui lui était opposé, prêt à l'emporter dans le conclave, il aima mieux voter pour le parti de l'empereur que s'obstiner plus long-temps dans des prétentions inutiles. Il proposa le cardinal Adrien d'Utrecht, auquel personne n'avait pensé: sa voix entraîna celle des jeunes cardinaux; les vieux s'y réunirent tout-à-coup; et le conclave, à son propre étonnement, fut unanime en faveur d'un étranger inconnu à tous [62]. L'ambition de Jules ne fut pas trompée pour long-temps; Adrien ne fit que paraître sur le trône de St.-Pierre; et il s'y assit, âgé de quarante-cinq ans, avec le nom de Clément VII. Sa politique fut la même que celle de Léon X; elle eut pour but l'agrandissement de sa famille aux dépens de sa patrie; et, pour moyen, une foi toujours flottante et ambiguë entre les grandes puissances belligérantes, afin de pouvoir profiter, pour cet agrandissement, de la protection du vainqueur.

[Note 61: ] [ (retour) ] Voyez tome III de cet ouvrage, page 382.

[Note 62: ] [ (retour) ] Voyez, sur cette élection, Paul Jove, Vita Hadriani VI; voyez aussi Robertson, Hist. de Charles V, trad. française, t. III, p. 319 et 320.

Les plus cruels désastres en furent la suite. Lié par un traité secret avec François Ier. [63], avant la bataille de Pavie, il entra publiquement avec lui dans cette ligue, qu'on appela si abusivement sainte, lorsque ce roi, sorti de prison, voulut s'affranchir par les armes du traité oppressif qu'il avait signé dans les fers, et crut n'avoir besoin, pour être dispensé de sa parole, que de l'absolution du pape [64]. Clément VII, attaqué du côté de Naples par les Colonne qui tenaient pour l'empereur, vit Rome assiégée, envahie, son palais, ceux des cardinaux, des prélats, des ambassadeurs de la ligue, saccagés et mis au pillage. Forcé de conclure une trêve, il ne tarda pas à la rompre dès qu'il crut pouvoir se venger. Il fit raser, à Rome, les palais de la famille Colonne, et mettre à feu et à sang toutes leurs terres [65]. Bientôt, effrayé de la marche de l'armée impériale commandée par Charles de Bourbon, il propose et conclut une nouvelle trêve, la rompt de nouveau, est assiégé par cette armée affamée, dont une longue route avait redoublé les besoins et la rage; trouve à peine le temps de se retirer avec ses cardinaux dans le château St.-Ange, et de-là est témoin du plus horrible spectacle que cette malheureuse Rome eut offert depuis onze siècles. Le pillage dura plusieurs jours. Les palais, les maisons riches, les églises, offrirent un immense butin: ce qu'on ne put emporter fut détruit. Les Espagnols catholiques et les Allemands luthériens pillaient à l'envi. Cardinaux, évêques, prélats, courtisans et nobles romains faits prisonniers, ne se rachetaient que par d'énormes rançons, et en livrant au vainqueur leurs trésors les plus secrets. Rien ne pouvait dérober les dames romaines, leurs filles et les vierges renfermées dans les temples, aux insultes et à la brutalité d'une soldatesque sans chef, Charles de Bourbon, son général, ayant été tué à la première attaque. On croit enfin que Rome eut alors à souffrir de cette armée plus qu'elle n'avait souffert, au cinquième siècle, de l'invasion des Goths, des Hérules et des Vandales [66].