[Note 873: ] [ (retour) ] Oronte Gigante de l'eximio poeta Antonino Lenio Salentino; continente le battaglie del re di Persia e del re di Scithia, fatte per amore della figliuola del re di Troja, etc., Vinegia, 1532, in-4º. Le poëme est divisé en trois livres; le premier livre en seize chants, le second en douze, et le troisième en six, in ottava rima.
[Note 874: ] [ (retour) ] Libro chiamato Falconetto delle battaglie, che lui fece con gli paladini in Francia, et de la sua morte, Bressa, 1546, in-8º., en quatre chants seulement.
[Note 875: ] [ (retour) ] Libro chiamato Antifor, d'autres éditions portent Antifior di Barosia, el qual tratta de le gran battaglie d'Orlando e di Rinaldo, etc., Venezia, 1583, in-8º., canti XLII.
[Note 876: ] [ (retour) ] Libro chiamato dama Rovenza dal Martello, nel quale si può vedere molte sue prodezze, etc., Brescia, 1566, Venezia, 1671, in-8º., etc., canti XIV.
[Note 877: ] [ (retour) ] La gran guerra e rotta della Scapigliato. Firenze, senta anno (vers 1550), in-4º.
[Note 878: ] [ (retour) ] Libro d'arme e d'amore chiamato Leandra nel quale tratta delle battaglie e grand facti delli baroni di Francia e principalmente di Orlando e di Rinaldo, etc., composta per maestro Pier. Durante da Gualdo (in sesta rima), in-8º., sans date et sans nom de lieu; et ensuite à Venise, 1563, in-8º.
[Note 879: ] [ (retour) ] Le prodezze di Rodomontino, figliuolo di Rodomonte, libro d'arme e d'more, etc., canti IV; per Antonio Legname Padovano, Padova, 15.., Piacenza, 1612, in-8º.
[Note 880: ] [ (retour) ] Le pazzie amorose di Rodomonte seconde; poema di Mario Teluccini soprannominato il Bernia, Parma, 1568, canti XX, in-4º.
Il faudrait au moins qu'au milieu de ces contes prolixes de géants et de magiciens, de coups de lance, d'épée et de massue, au milieu de ces éternels combats et de ces tristes enchantements, il se trouvât quelque idée moins rebattue, quelque invention moins triviale qui prouvât que l'auteur, sans savoir, si l'on veut, ni bien penser, ni bien écrire, ni conduire avec un peu d'art une fable susceptible de quelque intérêt, ne se traînât pas toujours dans des routes tant de fois battues, essayât de s'en frayer d'autres, et fît quelque tentative nouvelle, dût-elle n'être pas plus heureusement imaginée, ni plus habilement conduite que les autres.
C'est ce qu'on entrevoit dans un seul peut-être de tous ces poëmes romanesques, et ce qui peut engager à s'y arrêter un peu plus que sur les autres. Il est d'un certain de' Lodovici [881], poëte vénitien, qui était en quelque faveur à la cour de Ferrare [882], et qui s'était déjà essayé dans ce genre par un autre roman épique, par cet Anthée le géant, dont j'ai cru, plus haut, pouvoir me dispenser de citer autre chose que le titre. Ce second poëme est intitulé les Triomphes de Charlemagne [883], titre qui est accompagné d'une longue énumération de choses grandes, belles, nouvelles et totalement différentes de ce qu'on avait vu jusqu'alors. La première nouveauté que présente l'ouvrage, c'est qu'au lieu d'être écrit en octaves, ou ottava rima, comme le sont presque sans exception tous les autres, il est en terza rima, ou en tercets. L'auteur l'a divisé en deux parties, chacune de deux parties en cent chants, et chacun des deux cents chants en cinquante tercets, ou cent cinquante vers, ni plus ni moins; ce qui, en ajoutant le vers de surplus qui dans les terze rime suit le dernier tercet de chaque chant, fait juste trente mille deux cents vers.