[Note 913: ] [ (retour) ] Ruggieretto figliuolo di Ruggiero, re di Bulgaria con ogni riuscimento di tutte le magnanime sue imprese, etc., per M. Panfilo de' Rinaldi da Siruolo, Anconitano, Vinegia, 1555, in-4º., canti XLVI.
D'autres chantèrent les amours de Marfise, sa sœur [914], et ses bizarreries [915]; elle fut aussi chantée par cet effronté de Pierre Aretin, dont l'esprit inconstant se portait sur tous les genres et ne réussit véritablement que dans celui qui l'a rendu le chef des écrivains sans retenue et sans pudeur: il entreprit un poëme de Marfise [916], et n'alla pas plus loin que le second chant: il en entreprit un autre des larmes d'Angélique [917], et son essor poétique s'arrêta de même au second pas. Une Bradamante jalouse [918] ne put aller au-delà de cinq chants; un Richardet amoureux resta imparfait au quatrième [919]. Astolphe parut aussi deux fois dans le monde poétique, sous deux titres différents [920]. On y vit paraître un Artemidoro, fils prétendu de Charlemagne [921], et un Argentino, qui, dans trois différentes parties, ne comprend pas moins que la délivrance de la Terre-Sainte, de Trébisonde, de Paris et de Rome [922]. On vit enfin un Belisard, frère de Roland [923]; et pour finir cette liste par le nom du paladin, principal acteur dans tous ces poëmes chevaleresques, la vie et la mort de Saint-Roland furent la matière d'un poëme [924] qui promet de l'édification, mais où l'on ne trouve que de l'ennui.
[Note 914: ] [ (retour) ] Amor di Marfisa del Danese Cataneo, Venezia, 1561, in-4º. Ce poëme n'est qu'en vingt-quatre chants; il en avait quarante, mais l'auteur, qui était Vénitien, s'étant trouvé à Rome lorsqu'elle fut saccagée par l'armée du connétable de Bourbon, y perdit les seize autres chants. Il mourut à Padoue en 1573. Le Tasse a fait l'éloge du poëme de Cataneo dans l'Avis aux lecteurs qui précède son Rinaldo; il le loue surtout d'avoir observé les préceptes d'Aristote. (Voyez Opere di T. Tasso, Florence, 6 vol. in-fol., 1724, t. II.) Maïs, comme l'observe le Quadrio (t. VI, p. 575), peut-être le Tasse, dans un âge plus mûr, en eût-il jugé autrement.
[Note 915: ] [ (retour) ] Voyez ci-dessus, p. 552, note 2.
[Note 913: ] [ (retour) ] Due primi canti di Marfisa del divino Pietro Aretino, in-4º., sans date.
[Note 917: ] [ (retour) ] Delle lagrime d'Angelica di M. Pietro Aretino, due primi canti, 1538, in 8º. Ces deux essais de poëmes ont été réimprimés ensemble, et ensuite réunis à un autre petit poëme du même auteur, intitulé la Sirena, en soixante octaves, à Venise, 1630, in-24.
[Note 918: ] [ (retour) ] Bradamante gelosa, di M. Seconda Tarentino, première édition inconnue; la deuxième corrigée et ornée de figures, Venise, 1619, in-8º.
[Note 919: ] [ (retour) ] Quattro canti di Ricciardetto innamorato, di M. Giovan Pietro Civeri, colle figure di messer Cipriano Fortebraccio, Venezia, 1595, in-8º.; Piacenza, 1602, in-8º.
[Note 920: ] [ (retour) ] Astolfo borioso di Marco Guazzo, Mantovano, Venezia, 1523, in-4º.; tutto riformato ed accresciuto dall' autore, Venezia, 1532, in-4º.--Astolfo innamorato di Antonio Legname, Padovano, libro d'arme e d'amore, Vinegia, 1532; canti XI, in-4º.
[Note 921: ] [ (retour) ] Artemidoro di Mario Teluccini soprannomia ato il Bernia, dove si contengono le prodezze degli antipodi, Venezia, 1566, in-4º., canti XLIII.