[Note 99: ] [ (retour) ] Voyez Ragionamenti intorno a' gran duchi di Toscana, par Bianchini; la préface du Catalogue des manuscrits orientaux de cette bibliothèque, par Biscioni, et celle du Catalogue des manuscrits grecs, par Bandini. (Tiraboschi, loc. cit.)

[Note 100: ] [ (retour) ] Il se nommait Arnold Harlein, ou Harlen. (Tiraboschi, ub. supr., p. 173.)

[Note 101: ] [ (retour) ] Depuis 1548 jusqu'en 1564.

[Note 102: ] [ (retour) ] En 1553.

[Note 103: ] [ (retour) ] Tiraboschi, ub. supr., p. 181.

L'astronomie, l'art de la navigation, l'agriculture, eurent part aux libéralités et aux encouragements du grand-duc. Il cultivait lui-même plusieurs branches de connaissances; tout le temps qu'il pouvait dérober aux affaires était employé à l'étude. Non-seulement il savait le nom des plantes, leur origine et leurs propriétés; il les faisait encore distiller devant lui, et en tirait lui-même des sucs et des essences, des médicaments ou des parfums. Mais son plus grand plaisir était de lire ou de se faire lire les anciens historiens, et ce qu'il y en avait alors de modernes. Lors même qu'il était malade, il ne pouvait se priver de cet agréable et utile passe-temps. C'est ce qui donna tant d'essor à ce genre de littérature, et ce qui fit briller à la fois dans l'histoire un Varchi, un Nerli, un Ammirato [104]. Il n'en est pas ainsi de la poésie, dont il paraît que le grand-duc faisait peu de cas. C'est le premier des chefs de la maison de Médicis à qui l'on puisse reprocher cette indifférence. Aussi, pendant son règne, Florence s'occupa beaucoup de disserter sur la poésie; mais à cette époque, féconde en grands poëtes, si elle en produisit plusieurs, elle n'en conserva aucun dans son sein, qui eût une grande célébrité.

[Note 104: ] [ (retour) ] Id. ibid., p. 30.

Quant aux arts du dessin, l'histoire de Cosme Ier. est, à proprement parler, leur histoire. La description des édifices dont il embellit Florence, des statues et des autres ouvrages de sculpture qu'il y fit élever, des peintures dont il orna les édifices publics et ses propres palais, remplit des volumes entiers dans les recueils consacrés à la gloire des arts. Aux grands artistes qui avaient illustré les derniers temps de la république, à ce Michel-Ange qui lui seul les égalait tous, succédèrent à la fois dans la peinture un Fra Bartolomeo di San Marco, un Andrea del Sarto, un Jacques Pontormo, un Bronzino, un Vasari; dans la sculpture et l'architecture, un André de Fiesole, un Triboli, un Baccio Bandinelli, un Simon Mosca, un Rustici, un Ammanati, et tant d'autres qu'il suffit de nommer pour réveiller d'honorables souvenirs dans la mémoire de tous les amis des arts. Ce fut alors que Georges Vasari et le célèbre sculpteur frère Ange de Montorsoli formèrent, avec quelques autres artistes, l'académie du Dessin [105], qui contribua si puissamment à répandre à Florence le goût et la connaissance du beau. Les professeurs les plus célèbres s'y rassemblaient. Ils examinaient mutuellement leurs ouvrages, et s'excitaient par une critique éclairée et bienveillante à en produire de plus excellents et de plus parfaits [106].

[Note 105: ] [ (retour) ] Del disegno.

[Note 106: ] [ (retour) ] Voyez Vasari, Vies des Peintres; Baldinucci, et Tiraboschi, t. VII, p. 3, l. III, c. 7.