[Note 4: ] [ (retour) ] On cite entre autres, parmi ces derniers, Jean-Antoine Flaminio, qui, ayant prononcé devant lui, en 1506, à Iinoia, un discours latin, en reçut un accueil honorable, une invitation à venir à Rome, et une somme de 50 écus d'or. (Tiraboschi, ibid. Voyez aussi Joan. Anton. Flaminii Epistolœ, l. I, ép. 4 et 6.)

[Note 5: ] [ (retour) ] Epist. famil., l. V, ép. 8.

[Note 6: ] [ (retour) ] Ubi supr.

[Note 7: ] [ (retour) ] Février 1513.

Ce peu de services rendus aux lettres disparaît, il est vrai, devant les services immenses que leur rendit le successeur de Jules, le célèbre Léon X. Fils de Laurent de Médicis, si justement nommé le Magnifique, élevé par Politien, au milieu des savants, dont le palais de son père était toujours rempli, Jean de Médicis avait mieux profité que le malheureux Pierre, son frère aîné, de cette éducation toute littéraire [8]. Laurent s'était servi de son crédit auprès du pape Innocent VIII pour faire élever au cardinalat ce fils encore enfant, puisqu'il n'était que dans sa treizième année [9], sous la condition seulement de ne porter que trois ans après les marques de cette dignité. Le jeune cardinal passa ces trois années à Pise, appliqué, sous son maître Politien et sous d'autres habiles professeurs, à ses études littéraires et à celles que son état lui commandait. A seize ans et quelques mois il reçut l'investiture [10], et alla siéger à Rome parmi les princes de l'Église.

[Note 8: ] [ (retour) ] Pierre a cependant laissé, dans des poésies qui sont restées manuscrites, des preuves d'esprit et de talent. Elles sont conservées dans la bibliothèque Laurentienne, à la fin du recueil de celles de Laurent son père. M. Roscoë, dans sa Vie de Laurent, cite en entier un sonnet de Pierre, ch. 10. Mais sa fausse politique, sa nonchalance naturelle et ses malheurs, absorbèrent en quelque sorte ses heureuses dispositions, et son nom n'est point compté parmi ceux des bienfaiteurs des lettres que fournit cette famille illustre.

[Note 9: ] [ (retour) ] Il était né le 11 décembre 1475, et fut fait cardinal en octobre 1488.

[Note 10: ] [ (retour) ] Le 9 mars 1492.

Les avis de son père dictèrent la sagesse de sa conduite [11]. Cette sagesse, secondée par les richesses et la puissance de sa famille, par la générosité de son caractère et les qualités aimables de son esprit, lui acquit bientôt un crédit au-dessus de son âge; mais après la mort de Laurent [12] il se trouva enveloppé dans les disgrâces et dans la proscription dont la maison de Médicis et tout leur parti devinrent l'objet. Alors il quitta l'Italie; il voyagea en Allemagne, dans les Pays-Bas et en France, pendant le pontificat d'Alexandre VI, ennemi de sa famille. Il revint à Rome vers la fin de ce règne [13], et sut, par sa réserve et sa prudence, rendre impuissante la haine du pontife, s'il ne put réussir à l'apaiser.

[Note 11: ] [ (retour) ] Voyez Fabroni, Laurent Med. Vita, vol. II, p. 313, la lettre que Laurent écrivit au jeune cardinal son fils. M. Roscoë la rapporte dans son Appendix de la vie du même Laurent de Médicis, Nº. 61.