[Note 228: ] [ (retour) ] P. 12.

[Note 229: ] [ (retour) ] Ibidem.

[Note 230: ] [ (retour) ] Ibidem.

[Note 231: ] [ (retour) ] Ub. supr., p. 13.

[Note 232: ] [ (retour) ] P. 14.

Pour réduire à l'unité et rapprocher de la vérité toutes ces opinions divergentes, nous nous rappellerons ce qu'en parlant des Troubadours provençaux nous avons dit précédemment de cette langue qui se forma des débris de la langue latine, mêlés avec ceux des langues du nord, et qui, divisée en plusieurs branches, dont le provençal et le vieux français furent les principales, prit le nom général de langue romane ou romance [233]. Tout ce qu'on écrivit d'abord dans l'un ou l'autre dialecte de cette langue, en prose ou en vers, sur des sujets sacrés ou profanes, vrais ou fabuleux, fut appelé Romant, Romanzo, ou Romance, du nom même de la langue. Ce titre fut ensuite plus particulièrement affecté aux fictions historiques rimées. Les Troubadours provençaux s'emparèrent de cette forme poétique, et amusèrent les cours de l'Europe par leurs inventions et par leurs chants. Les Trouvères français, non moins répandus au-dehors, charmèrent et l'étranger et la France par des récits chevaleresques plus étendus, et par de plus longues fictions. On continua d'appeler Romant leurs narrations, où la fable était mêlée avec l'histoire, et les faits d'armes avec les galanteries et les récits d'amour. Enfin, lorsque les autres nations suivirent cet exemple, et produisirent, comme à l'envi, de ces histoires fabuleuses, elles leur donnèrent aussi ce nom de roman, qui était en quelque manière consacré.

[Note 233: ] [ (retour) ] T. I, p. 247 et 248.

Il ne s'agit pas ici d'examiner avec notre savant Huet [234], tous les genres d'ouvrages anciens et modernes auxquels on peut donner ce titre, ni de nous enfoncer avec le volumineux Quadrio [235], dans des recherches sur l'origine, les progrès, le sujet et l'autorité des romans, sur leurs formes diverses chez les différentes nations, sur l'histoire de la chevalerie, ses institutions et ses lois; enfin sur la nature du roman, la définition qu'on en doit faire et les règles qu'on y doit observer. Bornons-nous à l'espèce de romans que nous trouvons à cette époque introduite dans la poésie italienne, à ces romans devenus une épopée inconnue aux anciens, en un mot, aux romans épiques, et voyons le plus clairement et le plus brièvement que nous pourrons, où les Italiens ont puisé les principales aventures que l'on y raconte, et l'espèce de merveilleux qui en fait la machine poétique.

[Note 234: ] [ (retour) ] Dans sa lettre à Segrais sur l'Origine des Romans, ouvrage très-superficiel de ce très-savant homme.

[Note 235: ] [ (retour) ] Della Stor. et della rag. d'ogni poes., t. VI, l. II, Distinz. i.