[Note B: ] [ (retour) ] Fable de Pélops, dont l'épaule seule fut mangée.

[Note C: ] [ (retour) ] Roman de Tristan, neveu du roi Marc et d'Yseult, femme de roi de Cornouailles.

[Note D: ] [ (retour) ] Fable de Térée et de Philomèle.

[Note E: ] [ (retour) ] Fable de Térée et de Philomèle.

[Note 296: ] [ (retour) ] Voyez dans la note précédente le cinquième vers de la citation.

[Note 297: ] [ (retour) ] Ce roman fut terminé par Godefroy de Leigny ou de Ligny.

[Note 298: ] [ (retour) ] C'est ainsi qu'il tira le roman de Perceval le Gallois, d'une partie du grand roman de Tristan de Léonnois, dont il avait mis en vers les autres parties; c'est encore ainsi que d'un épisode de Lancelot du Lac il tira son dernier roman intitulé la Charrette, ou Lancelot de la Charette.

Du moment où, pour la première fois, ils avaient été traduits du latin, c'est-à-dire, dès le douzième siècle, la fable du roi Artus, de la Table ronde et de ses chevaliers, avait pris en Angleterre même une vogue que n'avaient pu lui donner l'histoire prétendue de Geoffroy de Monmouth et les autres chroniques latines faites à l'imitation de la sienne. Elle en eut aussi dès-lors en France, et dans un temps où, à ce qu'il paraît, le roman national attribué à Turpin n'y en avait pas acquis une fort grande. Il était alors regardé comme une histoire, et traduit comme tel en français, si même il l'était déjà, par Michel de Harnes [299]; encore est-il bon d'observer que les récits fabuleux de cette chronique, loin d'embrasser tous les exploits de Charlemagne, ne commencent qu'à sa dernière expédition en Espagne. Le plus ancien roman français dont la famille de Charles ait été le sujet, est celui de Pepin son père et de sa mère Berthe au grand pied; l'auteur, nommé Adenès [300], ne florissait que fort avant dans le treizième siècle [301], sous le règne de Philippe-le-Hardi. Quelques traits romanesques de la jeunesse de Charlemagne se trouvent aussi dans le roman de Girard d'Amiens [302], qui écrivait ou en même temps qu'Adenès, ou quelques années auparavant [303]. Bientôt les héros de Montauban, Renaud et ses trois frères, figurèrent dans des romans, soit de la même main que Berthe et Pepin, soit de différents auteurs. Charlemagne reparut dans tous ces romans entouré de sa pairie, toujours engagé dans des aventures nouvelles, et ajoutant à ses exploits fabuleux d'autres exploits, c'est-à-dire, d'autres fables. Dès-lors l'attention publique se partagea entre Charlemagne et ses Pairs, Artus et sa Table ronde; mais il est certain que le succès poétique de cette dernière fiction avait précédé de plus d'un siècle, même en France, celui de l'autre.

[Note 299: ] [ (retour) ] Il écrivit sous Philippe-Auguste, qui régna jusqu'en 1223; il ne fut pas le seul qui traduisit, comme une histoire, la chronique attribuée à Turpin. Deux siècles après, sous Charles VIII, l'annaliste Robert Gaguin en fit une traduction nouvelle, et l'inséra très-sérieusement dans la continuation de ses annales. L'original latin a été inséré de même beaucoup plus tard par Scardius, dans son recueil d'historiens germaniques, Germanicaram Rerum quatuor celebriores vetustioresque chronographi, Francfort, 1566, in-fol.