[Note 445: ] [ (retour) ] C. X et XI.
[Note 446: ] [ (retour) ] C. VIII.
[Note 447: ] [ (retour) ] C. IX.
Svegliati ingegno mio, comincia hormai
L'opera tua, che'l Gonzagesco sole
Si rapresenta a te più bel che mai.
Sforzati germogliar rose e viole,
Mentre che lui ti porge i sacri rai, etc.
La description du printemps en commence plusieurs, et ferait croire que c'était dans cette saison que la veine poétique de l'auteur se rouvrait chaque année. Une fois, il invoque toutes les Muses ensemble, sans savoir même si elles pourront lui suffire [449]; et une autre fois, ce Dieu incompréhensible, triple par le nombre des personnes et unique dans son essence, qui est le principe et la fin de toutes choses [450]. Le chant suivant est adressé à sa douce Muse [451]. Dans celui où il les invoque toutes à la fois, il reconnaît qu'il aurait besoin d'avoir le style de Virgile, qu'il lui faudrait monter ses vers sur le ton retentissant de ceux de l'Énéide. Il rappelle, avec moins de tristesse que d'originalité, l'infirmité qui l'afflige. Il a laissé Roland enfermé dans une caverne obscure; il ne sait comment l'en retirer. «Prends patience, lui dit-il, ô brave sénateur romain! si tu es enseveli dans les ténèbres, souviens-toi que je suis privé de la lumière et forcé d'agir en aveugle [452].»
[Note 449: ] [ (retour) ] C. XVIII.
O incomprensibil Dio, bontà ineffabile,
Trino in persone e unico in essentia,
Principio e fin d'ogni cosa mutabile, etc.
(C XX.)
Non più riposo, o dolce mia Camena, etc.
Habbi patienza, o senator romano;
Poscia che sei fra tenebre sommerso
Ricordati che lume non è meco
E ch' io convegno adoperar da cieco.
(C. XVIII, st. 3.)
Le début du vingt-quatrième chant est le plus remarquable. «L'astre des saisons avait ramené le printemps; Mars, voyant la campagne ornée de fleurs, avait abandonné la Thrace, lorsque j'appris que la fureur gallicane, dont Rome garde encore la mémoire, recommençait ses ravages. Je pris ma lyre, pour ne point paraître au milieu des autres poëtes comme une pierre insensible. Mais reconnaissant que dans les affaires modernes on ne peut contenter tout le monde, que souvent un homme loue et l'autre blâme des fruits cueillis au même arbre; voyant naître parmi nous des rivalités publiques et secrètes, qui causent tant de dommages, d'inimitiés, de querelles et de malheurs, je ne parlerai plus que de tel qui, Dieu le sait, peut-être n'exista jamais [453].»