[Note 510: ] [ (retour) ] XXVII.

[Note 511: ] [ (retour) ] C. XXVIII, st. 28.

[Note 512: ] [ (retour) ] St. 35.

A cette seconde branche de l'action, qui n'est pas moins fortement conçue que la première, est attachée une partie épisodique où brille surtout le talent descriptif et l'imagination vraiment romanesque de l'auteur. Roland n'est pas long-temps sans trouver l'île enchantée de Falerine, qu'Angélique lui avait ordonné de chercher. Heureusement pour lui, il rencontre auparavant une femme à qui il rend un service; elle lui donne un livre où est tracée la description des jardins, des merveilles qu'il doit trouver dans cette île, des dangers aimables et terribles qui l'y attendent, des moyens d'y échapper et de détruire tous les enchantements [513]. Sans ce secours, il courait à une mort certaine; instruit par ce livre, il tue d'abord le dragon qui gardait l'entrée, ensuite un taureau furieux, un âne couvert d'écailles, un géant, deux autres géants qui naissent du sang du premier, enfin tous les monstres qu'il trouve dans les jardins: il se dérobe aux piéges séduisants qui lui sont tendus, et finit par couper à grands coups d'épée un bel arbre qui s'élevait au milieu d'une grande plaine [514]. Aussitôt l'air s'obscurcit, la terre tremble, des feux brillent, une fumée épaisse couvre tout le jardin. Le calme et le jour renaissent; mais les jardins ont disparu. Il ne reste que Falerine attachée au tronc de l'arbre. Elle demande la vie à Roland et l'obtient. Elle lui apprend qu'elle n'est qu'une fée secondaire, qu'elle a tout fait par les ordres de la grande et méchante fée Morgane. Elle le conduit vers un pont où est le fort de l'enchantement, gardé par un scélérat qui a attiré dans les piéges de Morgane un grand nombre de dames et de chevaliers [515].

[Note 513: ] [ (retour) ] L. II, c. 4.

[Note 514: ] [ (retour) ] C. V.

[Note 515: ] [ (retour) ] C. VII.

Roland entre sur le pont, combat le brigand qui le prend dans ses bras, et tombe avec lui jusqu'au fond du lac [516]. Là, se trouvait la grotte enchantée de Morgane, et tout alentour, des paysages et des prairies, comme celles qui sont sur notre terre, et éclairées du même soleil [517]. Le combat y recommence entre le chevalier et le brigand. L'intrépide Roland tue son adversaire, trouve une porte qu'il passe et pénètre dans la grotte. Les merveilles qu'il y voit seraient trop longues à raconter. La plus étonnante est la fée elle-même. Sous les formes allégoriques dont le poëte l'a revêtue, on voit que c'est la fortune. Roland l'a vue endormie et brillante de tout l'éclat de la beauté; il l'a négligée; revenant ensuite pour la saisir, il la cherche et la poursuit long-temps en vain [518]. Le Repentir, ou plutôt la Repentance [519], car c'est une femme, s'offre à lui, et lui déclare qu'elle le tourmentera jusqu'à ce qu'il soit parvenu à rejoindre la fée. Elle lui tient parole, et tandis qu'il court de toute sa force, elle le flagelle sans pitié.

[Note 516: ] [ (retour) ] Ibid., st. 61.

[Note 517: ] [ (retour) ] C. VIII.