[Note 365: ][(retour) ] Venetia, 1581, in-4º.

[Note 366: ][(retour) ] Ibid., 1582, in-4º.

[Note 367: ][(retour) ] Febo Bonnà.

[Note 368: ][(retour) ] Juin 1581.

[Note 369: ][(retour) ] : Juillet 1581.

[Note 370: ][(retour) ] Aminta difeso.

[Note 371: ][(retour) ] Toujours 1581.

[Note 372: ][(retour) ] : Il y faut ajouter celle de Mantoue en 1584, faite d'après des corrections de Scipion de Gonzague, et qui a quelques avantages, à certains égards, sur la seconde de Ferrare, tandis qu'à certains autres celle-ci l'emporte encore sur l'édition de Mantoue.

Au milieu de cette gloire, au bruit de ces éloges, de ces applaudissements qui retentissaient de toutes parts, tandis que les éditeurs et les imprimeurs s'enrichissaient du fruit de ses veilles, le pauvre Tasse languissait dans une dure captivité, négligé, méprisé, malade, et privé des choses les plus nécessaires aux commodités de la vie. Les ministres des volontés du duc ajoutaient sans doute à la sévérité de ses ordres, au lieu de les adoucir. Le peu qu'ils lui donnaient, ils semblaient s'étudier à le donner hors de temps et lorsqu'il n'en avait plus ni besoin ni désir. Ce qui lui était le plus insupportable dans sa prison, c'était d'être sans cesse détourné de ses études par les cris désordonnés dont l'hôpital retentissait, et par des bruits capables, comme il le disait lui-même[373], d'ôter le sens et la raison aux hommes les plus sages. C'est dans cet état vraiment déplorable, au milieu de cet entourage qui faisait rejaillir sur lui toutes les apparences de la folie, que notre Michel Montaigne le vit en passant à Ferrare. Il en fut si frappé que, de retour en France, il consigna dans ses Essais l'impression qu'il en avait reçue. On le lui avait sans doute fait voir, comme les autres malheureux qui l'étourdissaient par leurs cris; on lui avait dit qu'il méconnaissait, et ses ouvrages, et lui-même; et il l'avait cru[374]. Se figure-t-on quels devaient être l'air et les regards d'un homme tel que le Tasse, montré à des étrangers, dans sa loge, comme un insensé?

[Note 373: ][(retour) ] Dans une lettre à Maurizio Cataneo.