Quand tes seins s'alternent à mes seins, quand je sens ta vie contre ma vie, quand tes genoux se dressent derrière moi, alors ma bouche haletante ne sait même plus trouver la tienne.

Étreins-moi comme je t'étreins! Vois, la lampe vient de mourir, nous roulons dans la nuit; mais je presse ton corps brûlant et j'entends ta plainte perpétuelle...

Gémis! gémis! gémis! ô femme! Erôs nous traîne dans la douleur. Tu souffrirais moins sur ce lit pour mettre un enfant au monde que pour accoucher de ton amour.

73 — REPRISE (non traduite)

74 — LE CŒUR

Haletante, je lui pris la main et je l'appliquai fortement sous la peau moite de mon sein gauche. Et je tournais la tête ici et là et je remuais les lèvres sans parler.

Mon cœur affolé, brusque et dur, battait et battait ma poitrine, comme un satyre emprisonné heurterait, ployé dans une outre. Elle me dit: « Ton cœur te fait mal... »

« Ô Mnasidika, répondis-je, le cœur des femmes n'est pas là. Celui-ci est un pauvre oiseau, une colombe qui remue ses ailes faibles. Le cœur des femmes est plus terrible.

« Semblable à une petite baie de myrte, il brûle dans la flamme rouge et sous une écume abondante. C'est là que je me sens mordue par la vorace Aphroditê. »

75 — PAROLES DANS LA NUIT