—Le voici!
Je m'approchai avec curiosité.
L'homme qu'il me désignait ainsi touchait à la cinquantaine. De très haute taille et de proportions excellentes, il avait le front large, l'arcade sourcilière puissante et musclée, le nez robuste et géométrique, les narines épanouies, les oreilles profondes. Ses cheveux étaient gris, sa barbe encore brune, courte et roulée en boucles rondes aussi expressives que ses traits. Les fortes attaches de son cou formaient une sorte de piédestal, qui donnait, par un singulier rapport, une autorité plus grande à l'intelligence de ses yeux.
Parrhasios l'interpella:
—Comment t'appelles-tu?
—Outis.
—Je ne te demande pas de littérature, mon brave, mais le nom que tu as reçu de ton père, et tu me répondras, je pense?
—Depuis un mois je m'appelle Outis. Si j'ai porté un nom ancien, il ne me plaît pas de te dire lequel.
—Pourquoi?