— Comment, pas seul ?

— Oui, Maïna va arriver d’un instant à l’autre.

— Maïna, je ne l’attends que ce soir.

— Erreur, mon oncle. Nous avons fait le voyage ensemble. Présentement, elle est chez Mme du Closquet avec laquelle elle est venue. On l’a retenue à déjeuner. Elle nous arrivera vers une heure. Elle a tant de hâte de vous revoir !

Le vieillard s’essuya les yeux.

Mais le sentiment de ses devoirs professionnels reprit le dessus.

Il regarda sa montre, et d’un coup du plat de la main renfonça son chapeau sur sa tête.

Sans en entendre davantage, il s’élança au dehors.

Il descendit l’escalier quatre à quatre, ouvrit la porte de la rue, qu’il laissa retomber sur lui avec fracas, et se mit à marcher d’un pas alerte sur les gros pavés de la chaussée.

Le long du parcours, les gens le saluaient respectueusement, sans s’offusquer de la négligence du bonhomme à répondre à ces saluts.