Un cri qui trahissait ses préoccupations jaillit des lèvres du vieillard.

— Et Maïna ? — demanda-t-il.

— Maïna ? — demanda à son tour Mme du Closquet, ouvrant de grands yeux.

— Sans doute, Maïna, Véronique, si vous le préférez. Vous savez aussi bien que moi son histoire. Si je garde Joël à Saint-Malo, près de moi, que voulez-vous que je fasse de cette enfant, — une jeune fille ?

Pour le coup, la douairière ne put réprimer un éclat de rire.

— Ah ! Je vous reconnais bien là, homme de prévoyance ! — Parbleu ! Je comprendrais votre souci s’il s’agissait pour vous de garder une « jeune fille », comme vous dites, aux côtés d’un jeune homme. Mais il n’y a rien de pareil dans votre cas, mon bon ami.

Ce fut au tour de Le Budinio de s’étonner. Il ne voyait pas où son interlocutrice en voulait venir.

Mme du Closquet poursuivit, riant toujours :

— Mais, non, vieil innocent, il n’y a rien de pareil dans votre cas. Vous n’avez pas cette charge à redouter. Vous comptez bien, je suppose, marier Maïna un jour ou l’autre ?

— Précisément, — riposta le médecin. — Et, s’il faut tout vous dire, j’ai compté sur vous pour cela.