Dans le nombre des chefs de tribus admis à la table des noces, on remarqua Magua, l’Ours Gris.
Le chef des Comanches avait tenu sa parole. Désormais, il était le fils dévoué du Bison Noir. Huit cents hommes de sa tribu l’avaient suivi pour s’établir avec lui sur les bords du lac Athabaska.
Ce jour-là on lut le recensement des peuples de race rouge qui avaient adhéré à la noble ligue fondée par Wagha-na. Cent soixante mille Indiens des deux sexes acceptaient la vie commune et dotaient le Dominion du Canada d’une population pleine d’espoir et de foi en ses nouvelles destinées.
Et comme Sheen-Buck avait, une fois de plus, dressé la carte du banquet, les langues se firent prolixes au dessert.
Ce fut Magua qui se leva le premier pour boire à la santé des nouveaux époux.
— Non, répondit Madeleine en haussant sa coupe, le premier vœu doit être pour notre commun père, pour Jean Wagha-na, le Roi de la Prairie.
TABLE DES MATIÈRES
Pages. | ||
I. | Le bison noir | |
II. | Madeleine | |
III. | Un complot | |
IV. | Monsieur Sourbin | |
V. | La chasse aux bisons | |
VI. | Une marée vivante | |
VII. | Les monts rocheux | |
VIII. | Les grizzlys | |
IX. | Blancs et rouges | |
X. | Bataille | |
XI. | Le rapt | |
XII. | Marché de sang | |
XIII. | Hips et Gola | |
XIV. | Le dernier exploit de Sourbin | |
XV. | Le roi des prairies | |