— Allons, conclut Clavaillan, tu es un vaillant garçon. Tu as le cœur bien placé. Ceux qui parleront de toi à ta mère et à ta sœur leur diront : « Guillaume était un héros ! »
Et, guidant l’enfant, il descendit avec lui dans la cale.
Là, il l’introduisit dans la soute aux poudres.
Déjà Evel et Ustaritz s’y occupaient à enlever les barils réclamés par Jacques.
Celui-ci montra à l’enfant l’un des barils et lui recommanda de s’y asseoir.
Il lui mit aux mains une lanterne allumée.
« Quand je t’en donnerai l’ordre par le porte-voix, tu approcheras la lumière de la mèche, et tout sera dit. Tu ne souffriras pas. »
Puis, plaçant la lampe à deux ou trois pas de la zone dangereuse, le marquis et les deux matelots remontèrent sur le pont.
Guillaume demeura seul dans sa retraite sombre.
Alors, quand il n’y eut plus personne pour le voir, le courage du petit fut mis à une terrible épreuve.