— Nous y étions, té. Mais il n’y a plus rien à y faire pour le quart d’heure. Tout est fini. Alors, tu comprends, rien ne pouvait nous empêcher, Evel et moi, de venir rejoindre le commandant. »
Mais déjà l’attaque était commencée. Les marins de la Sainte-Anne se ruaient fiévreusement sur le pont de l’Eagle.
Ils y furent vaillamment reçus.
Les Anglais se battaient avec le courage du désespoir.
Déjà le commandant George Blackford avait pu constater que la bataille était perdue.
Du haut de son gaillard, il avait vu la prise du Kent et deviné celle de la Queen Elisabeth.
Il ne lui restait plus qu’à mourir en vendant chèrement sa vie.
Debout, au milieu de ses hommes, il dirigeait le feu avec le sang-froid de sa race et regardait la mort venir sans fléchir à son approche.
Une multitude de combats s’étaient engagés sur le pont.
Jacques de Clavaillan, l’épée à la main, avait déjà fait sa trouée.