L’Anglais s’avança sur le front de la petite troupe qui se défendait encore et répondit avec hauteur :

« Je ne sais ce que vous avez à me dire ; je consens pourtant à vous écouter. »

Jacques ôta de son justaucorps un flot de rubans jaunes.

« Monsieur, dit-il, ces rubans m’ont été donnés par une de vos parentes… pour la rappeler à votre souvenir.

« Je suis le marquis Jacques de Clavaillan, lieutenant de Surcouf.

« Je vous offre de vous rendre à moi avec vos hommes, vous engageant ma parole de gentilhomme que vous serez traités les uns et les autres avec égard et déférence.

— Et si je refuse, monsieur ? riposta l’Anglais dédaigneux.

— J’ai une seconde alternative honorable à vous offrir. Vous sortirez seul des rangs et j’aurai l’honneur de croiser le fer avec vous.

« Si je vous tue, vos hommes se rendront à discrétion, et ils seront traités en adversaires particuliers, c’est-à-dire que je leur rendrai la liberté sans condition.

— Et si je vous tue, moi ?