Son pied glissa dans une flaque de sang et chancela.

En même temps un Anglais, de stature gigantesque, s’élança sur lui, la hache levée, prêt à lui fendre le crâne.

Autour de lui la mêlée était furieuse. Les marins anglais se défendaient avec le courage du désespoir.

Clavaillan para du bras gauche le coup qui lui était porté. L’arme glissa, lui entaillant l’épaule.

Mais elle se releva, et derechef le commandant fut à la merci de son adversaire, ne pouvant lutter dans la position où il se trouvait.

Brusquement l’Anglais chancela, en jetant une sourde imprécation.

En même temps un coup de feu éclatait aux oreilles de Clavaillan, une main le saisissait sous le bras et l’aidait à se redresser.

« Hardi, commandant ! L’homme est mort ! » cria une voix claire.

Il se retourna. Guillaume Ternant était à ses côtés, tenant à la main son pistolet encore fumant.

La lutte d’ailleurs était finie. Une quinzaine de matelots tenaient encore.