Et, comme ils s’inclinaient pour la remercier, elle ajouta :

« N’oubliez pas mes pianos, monsieur Surcouf et monsieur de Clavaillan.

— Nous n’aurions garde, milady, fit Jacques. Si aucun boulet anglais ne vient crever nos carènes, vous reverrez vos pianos sains et saufs. »

Ils allèrent, avant de partir, porter leurs compliments au commodore Harris.

« J’espère, dit Surcouf, que Votre Seigneurie ne m’en voudra pas trop de ce qui lui est arrivé, et que, la paix faite, elle gardera bon souvenir de nous.

— Ce sont les hasards de la guerre, monsieur », riposta flegmatiquement l’Anglais.

Une heure plus tard, les trois corsaires, ramenant les navires capturés, reprenaient la route du Sud, se dirigeant vers les îles françaises.

Ainsi prenait fin le glorieux combat des Maldives…

....... .......... ...

C’était à Bourbon. Il y avait huit jours que Surcouf était rentré et la cargaison, défalcation faite de la part du jeune corsaire, était au moment d’être vendue aux enchères. Le commissaire du gouvernement présidait lui-même à la vente.