Le bras et la main y sont également en valeur, ainsi que le pied qui fait manœuvrer la pédale.
Lady Stanhope y était de première force et c’était vraiment un exquis spectacle que celui de cette radieuse jeune femme, habillée de cette longue robe fourreau, à la taille très haute, appelée « robe empire », pinçant les cordes de ce bel instrument doré de forme si élégante.
On l’applaudit aussi avec fureur.
Elle avait repris sa place, plus entourée que jamais.
On voulait la suite de l’histoire.
« Je vous ai dit, continua-t-elle, comment, capturées par Surcouf, nous avions été galamment installées par lui dans l’une des petites îles de l’archipel des Maldives. Nous allions reprendre notre route, après une nuit de repos, lorsque l’on nous signala trois nouvelles voiles à l’horizon, et bientôt, à la distance d’un mille, nous pouvions reconnaître le pavillon anglais.
« Surcouf l’avait déjà vu et, nous laissant un peu en arrière, il fonce sur nos compatriotes. Il était à bord du Revenant, et suivi de près par la Sainte-Anne, capitaine de Clavaillan, et enfin par la Confiance.
« Les nôtres étaient la corvette Eagle, capitaine George Blackford, la frégate le Kent montée par le commodore John Harris et enfin une autre corvette Queen Elisabeth. »
A ce moment, lady Stanhope fut interrompue.
La vieille lady qui s’était fait répéter les noms des marins s’avança vivement.