Il cherchait à tourner son adversaire, n’osant l’attaquer en face.
Mais celui-ci ne le perdait pas de vue et, quelques feintes savantes qu’exécutât le félin, il retrouvait toujours devant lui la gueule menaçante du fusil.
Las sans doute de ce manège inutile, il se décida à charger.
Ses pieds quittèrent le sol et il s’enleva d’un essor prodigieux.
Une détonation ébranla les échos de la forêt et roula longuement sous les voûtes feuillues. Le monstre n’acheva point son élan.
Il retomba lourdement à la place qu’il venait de quitter.
Une ou deux convulsions suprêmes l’agitèrent, et il resta immobile.
Il était mort.
La balle avait fait infailliblement son œuvre. Elle était entrée dans le poitrail, au défaut de l’épaule, perforant le cœur, foudroyant l’animal.
Le chasseur s’approcha du superbe cadavre et le toucha du pied.