Quand il fut sur pied, Jacques le prit par la main, car il était encore un peu sous le coup de l’étourdissement que lui avait causé son insolation.
Will marcha ainsi aux côtés de son grand ami jusqu’à l’extrémité de la batterie. Là il gravit un escalier de dix marches et se trouva à ciel ouvert, ébloui par la clarté extérieure, devant la porte de la cabine du commandant dépendant du roufle surélevé sur le pont.
Jacques poussa la porte devant lui et, dès le seuil, interpella un personnage étendu sur un cadre de bois de palissandre, dans une ombre rafraîchissante.
« Commandant, voici le mousse que vous avez sauvé avec nous. »
Une voix un peu rude répliqua, se faisant pourtant bienveillante :
« Ha ! ha ! Approche un peu, garçon, qu’on voie comment tu es fait. »
Guillaume fit trois pas en avant et dévisagea celui qui parlait. Il ne put retenir un cri.
« Monsieur Surcouf ! »
Le corsaire, car c’était lui, ne put dissimuler son étonnement.
« Ah ! çà, tu me connais donc, gamin ? Et d’où me connais-tu ? Parle, pour voir.