— Non, répondit spontanément Jacques. Je n’ai que des éloges à t’adresser.
— Alors pourquoi ne voulez-vous pas m’emmener ?
— Je n’ai pas dit que je ne veux pas, Will. J’ai ait que j’hésite.
— Ça revient au même, bon ami. Pourquoi hésitez-vous ? »
Le marquis était debout. Il arpentait la chambre à grands pas, les mains derrière le dos, en proie à une visible perplexité.
« Voilà un an que j’ai quitté l’Inde, reprit Will, et ma résolution n’a pas failli. Plus que jamais, je veux être marin. Je vous l’ai affirmé. »
Jacques se plaça en face de lui, les bras croisés, le dévisageant bien :
« Marin, je veux bien, Will. Mais marin ne veut pas dire corsaire.
— Qu’est-ce que ça veut dire, alors ? » interrogea naïvement l’enfant.
La question était si naturelle, si franche, que Jacques éclata de rire.