— Ah !…

Tous avaient crié. La sirène dorée, comme intelligente, heurta de sa queue de poisson, par le travers de bâbord, l’engin perfectionné. Le sous-marin trembla sous le choc, redressa son avant, puis fit la cuiller, donna du nez et sombra ! On ne vit plus rien. Rien que des bulles d’air, de pauvres et mesquines bulles d’air, qui crevèrent à la surface en un instant. Tel fut ce drame marin, bref et sinistre.

— Ah ! Boulot ! Boulot ! gémit Cecil Rhodes.

Les cinquante gamins, pour une tentative inutile de sauvetage, s’étaient penchés sur la vasque. On n’apercevait plus que des derrières, des derrières de toutes les couleurs, dans les pantalons rayés, gris, bleus ou roses, des mollets nus, et, parfois, une paire d’oreilles, semblables à deux anses.

— Ah ! Boulot ! Boulot ! répéta Cecil Rhodes.

Il pleurait toutes ses larmes, interminablement.

Boulot lui-même était triste. Son bon cœur s’émouvait devant cette grande et irréparable catastrophe.

Il dit, enfin :

— Console-toi, mon vieux ! Pleure pas comme ça. Tiens, mon grand ami, le ministre d’la marine, il en perd, des bateaux, il en perd tout l’temps. Et il pleure pas !…

Mais la douleur de Cecil Rhodes ne s’apaisait pas. Boulot invoqua un argument suprême :