— Le même cuivre d’art que nous avons reçu avant la guerre, tu ne te rappelles pas ? Celui que nous avons donné aux Girardon !
— Ah ! les cochons ! s’écria M. Lepoupin, sincèrement scandalisé.
— Ecoute, lui représenta sa femme, avec plus de probité d’esprit, nous-mêmes nous ne l’avions pas gardé…
— Ça c’est vrai, admit M. Lepoupin. Personne ne voudra garder ça… Eh bien, il faut le bazarder. C’est la seule façon de s’en débarrasser.
Il s’en fut donc avec ce cuivre obstiné chez un marchand de curiosités.
— C’est moderne ! fit ce commerçant, dédaigneusement.
— Je le sais bien, reconnut M. Lepoupin. Vous ne me l’apprenez pas… Je vous demande seulement ce que vous en offrez.
— Cent cinquante francs.
— Cent cinquante francs ! dit M. Lepoupin. Vous dites ?…
Ça l’impressionnait : un objet dont il n’aurait pas donné cinq sous.