— Et je me reculai, sous mon parapluie.
— Elle est architecturale, la façade, monsieur, affirma le concierge, tout ce qu’il y a de bien, magnifique !
… Ça se terminait par des dômes, comme l’Observatoire. En dessous, il y avait de grandes arcades surplombantes. Et puis, du troisième au sixième étage, de la sculpture comme si on avait déménagé une Exposition universelle : des femmes nues, des enfants nus, des hommes nus, des bêtes apocalyptiques, des arbres, des fleurs et de l’herbe.
— Hein ! dit le concierge, on en a mis ?
— Comme c’est laid, mon pauvre monsieur, lui dis-je avec commisération, comme c’est laid ! Et pourquoi a-t-on mis tout ça en l’air ? Si c’était aux premiers étages, je comprendrais encore, et ça ne donnerait pas l’impression que ça va vous tomber sur la tête. Est-ce que… est-ce que c’est définitif, ces machines-là ?
— Vous dites ? interrogea ce fidèle gardien, interloqué.
— Ça doit pouvoir s’enlever, heureusement, continuai-je ; on dirait que ça ne tient pas.
Il me considéra avec inquiétude, mais je pénétrai froidement dans la maison. Alors il me montra « les suites de deux pièces, au rez-de-chaussée, avec confort moderne ». Les deux pièces se commandaient l’une l’autre. Et elles donnaient sur une espèce de puits étroit, d’un aspect très dramatique.
— C’est la cage de l’ascenseur ? demandai-je innocemment.
— La cage de l’ascenseur, monsieur ! dit le concierge indigné ; c’est la courette, la courette réglementaire de 8 mètres de côté. Monsieur voudrait peut-être donner sur un jardin, pour trois mille francs ?