— Qu’est-ce qu’il y a encore ?

— Napoléion, ôte tes souliers… parce que j’ai aussi lavé l’escalier, après le dîner !…

Si ç’avait été un autre jour, il se serait fâché, à la fin. Mais il n’éprouvait rien qu’un sentiment de béatitude hilare, maintenue dans les bornes d’une allégresse sournoise par la conscience qu’il avait d’être chez lui c’est-à-dire chez sa femme. Il ôta ses souliers… Et puis, un plus large sourire l’illumina. Il enleva aussi sa redingote et son gilet.

— Napoléion !…

Il entra dans sa cuisine, s’assit sur une chaise, défit en un tournemain son pantalon, et puis ôta sa chemise, son caleçon, son gilet de chasse et son gilet de flanelle. Et la sensation de sa propre nudité, dans la nuit noire, l’égaya encore. Il alla prendre une petite lampe veilleuse, dans le vestibule et s’aperçut. Alors, il s’ébaudit.

— Napoléion ! Quel temps c’est qu’il t’faut, pour enlever tes souliers !…

Il monta silencieusement l’escalier, et apparut dans la chambre à coucher, nu comme un ver, très grand, très gros, les jambes un peu écartées pour plus d’équilibre, et les mains sur son ventre.

Élodie le considéra d’un air un peu choqué :

— Te voilà tout nu, à c’t’heure ? J’t’avais dit d’ôter tes souliers…

Mais M. Stuyvaërt cligna de l’œil vicieusement et répondit :