— Chez le vétérinaire, petite, dit-il d’une voix presque suppliante à son tour. Il nous en débarrassera ; tu vois bien qu’il n’y a pas moyen de le garder.

— Mais c’est pour le tuer, grand-père ; c’est pour le tuer, n’est-ce pas ?

M. Jeunnebien garda le silence.

— Qu’est-ce que tu veux qu’on en fasse ? fit-il enfin.

— On peut le donner ! Je veux bien qu’on le donne, Berty, je veux bien. Mais il ne faut pas le tuer, grand-père !

— Et à qui veux-tu qu’on le donne ? C’est reculer pour mieux sauter. Au bout de quinze jours on lui mettra une pierre au cou.

— Il y a ces demoiselles Werquin, déclara Marie-Louise, illuminée. Elles l’aiment tant. Elles l’ont dit encore ce matin !

— C’est bon, répondit M. Jeunnebien. Laisse-moi faire ma sieste. On verra plus tard.

Mais il ne fut pas plus tôt endormi que Marie-Louise se fit conduire par la servante chez les demoiselles Werquin. Et elle emmena Berty.

— Mademoiselle Gertrude, dit-elle, voulez-vous prendre notre chien ? Grand-père n’en veut plus.