Sur quoi le linh-cô Ba, avec une aisance qui prouvait une longue habitude, manœuvra un certain nombre de poulies, et fit descendre du plafond une table, des chaises et un buffet. Nous déjeunâmes.

— A présent, tirailleur Ba, la sieste ! commanda Partonneau : l’appareil numéro deux !

Le tirailleur Ba, ayant fait prendre au mobilier de salle à manger un mouvement ascensionnel, le remplaça par deux lits de repos, couverts de nattes fraîches parfaitement confortables.

— Maintenant, me dit Partonneau vers quatre heures, tu permets que je travaille un peu ?

Le tirailleur Ba évoqua des hauteurs un bureau, un fauteuil de bureau, quelques sièges et une bibliothèque avec des cartons verts.

— Par ce procédé, m’expliqua sérieusement Partonneau, on a beaucoup plus d’air !

Il se mit à dépouiller paisiblement son courrier administratif. Bientôt une exclamation d’impatience lui échappa, qui me surprit de la part de cet homme d’un si grand sang-froid.

— Faut-il qu’ils soient bêtes, cria-t-il, faut-il qu’ils soient bêtes !

— Plus qu’à l’ordinaire ?

— Oui. C’est la direction de la justice, à Hanoï, qui me demande un tas de renseignements dont elle n’a que faire ! Des renseignements qui sont destinés à Paris, tu comprends, aux gens de Paris, mais ne signifient absolument rien : « L’esprit de la population !… l’organisation de la justice dans mon cercle ! » Ils vont voir !