— Tu pêches ?

— Non. Ça m’ennuie…

— Je comprends… Tu te rappelles les pêches miraculeuses, sur le Fleuve Rouge ? Ici, c’est si peu de chose !…

— Ce n’est pas ça… Ça doit être plus intéressant, quand c’est difficile… Mais ça m’ennuie…

— Tu as des terres, un élevage ? Tu fais valoir ?

— Oh ! voyons… J’ai un pré. Je le loue…

— Mais à quoi passes-tu ton temps ? Tu écris ?

Une moue de dédain et d’impatience :

— Je ne passe pas mon temps. C’est le temps qui passe, tout seul… C’est bien, c’est très bien comme ça…

J’attendais une invitation : « Tu vas passer ici quelques jours ; en tout cas, tu loges chez moi cette nuit. » Rien. C’est moi qui imposai :