— Je comprends… Mais là, nous ne pouvons pas lutter avec vous. »

Et l’on ajoute que le ministre partit soucieux. L’Excellence qui est venue à Z… a dû en faire autant, si elle attache quelque prix à la moralité des lycées. Mais du souci au remède, il y a loin, si loin que l’Université ne franchira jamais l’intervalle — aussi longtemps du moins qu’elle se condamnera à ne pas être chrétienne.

J’ai sur ce point comme sur les autres mon plan de réforme : car je ne renonce pas encore à convertir un jour la marâtre qui a commencé mon éducation. Veux-tu que je t’en fasse confidence ? Voici. Tu vas juger si je suis hardi et radical.

Ne pouvant établir dans chaque lycée (ce serait pourtant le plus sûr et le plus court) un groupe de Jésuites, j’y appellerai au moins deux prêtres séculiers, recommandables sous tout rapport, que je chargerai de la direction active et suivie des consciences, avec toute facilité d’exercer leur ministère. Pour compenser leur petit nombre et les aider dans leur laborieuse besogne, j’introduirai la Congrégation !!!

Oui, cette redoutable Congrégation, sur laquelle tant de gens naïfs, depuis le temps de la Restauration, déraisonnent encore à plaisir, absolument comme un aveugle sur les couleurs. Pour t’épargner le malheur de les imiter, je te dirai demain ce que c’est qu’une Congrégation de collège.

Bonsoir, Louis.

Ton dévoué Paul.

51. Au même.

23 juillet.

Mon cher ami,