Eperdument, de leurs prunelles affolées

Parcourent l'étendue immense et l'horizon,

Et par delà le sable héroïque des grèves

Regardent, les naseaux gonflés d'un souffle amer,

Sur la montagne bleue et verte de la mer

Blanchir en galop fou les cavales des rêves.

Convulsifs et dressés sur leurs jarrets tremblants,

Le col tendu vers les chimériques crinières

Ils sentent comme aux jours des fièvres printanières

Les désirs infinis aiguillonner leurs flancs.